Baptiste Vanweydeveldt

bvw-On the razor edge (2017)

137,8x98,4x78,7 in ~ Sculpture, Techniques mixtes ~ Autre, Coton, Tissu


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Tapis de laine, néon, terre, bocal en verre, éléments divers.

Lydia Steciuk, et Baptiste Vanweydeveldt, fusionnent depuis quelques années leurs univers d'architecte et d'artiste plasticien à travers des créations communes qu'ils réalisent à quatre mains.

Lydia Steciuk, après 10 années travaillées en architecture reprend des études en arts plastiques à Paris et commence à détourner dans la peinture, des matériaux issus du bâtiment. Dans sa dernière série « Pulsation » le goudron, côtoie la filasse de plombier dans une écriture contemporaine. La thématique de la paix est récurrente dans son travail.

Formé à l'école des beaux arts de Tourcoing, Baptiste Vanweydeveldt s'épanouit dans l'installation et la recherche plastique en tout genre. De la cristallisation de dessins à la momification d'affects ou encore à la pétrification d'objets composites dans le béton pour ses dernières recherches, il a en commun avec Lydia Steciuk, l'attirance des matériaux bruts souvent issus des chantiers laissés en jachère, source inépuisable pour qui sait les explorer.

Pour le projet « Bleu horizon, rouge garance », ils se sont posé la question de comment sortir du littéral, du narratif car peut-être est-il difficile de sortir de cette association « lire » entre les fils, entre les lignes de l'Histoire , de cette effusion de chair et de sang , de jeunesse éparpillée le long des tranchées...
Ils aimeraient retenir le fait qu'au delà des massacres perpétrés par la guerre, il y a malgré tout la constitution d'une forme de culture commune qui élargie les seuils de tolérance sur tous les plans (frontières socio-politique, commémoration des victimes et leçon du passé pour établir un avenir moins [peines perdues...Visiblement!!] meurtrier...)

Ils se sont penchés sur ce qui tapisse le sol, ce socle commun. Ils ont cueilli un à un, les bouts de laine, comme autant de morts pour les révéler à la mémoire. Ils ont souhaité dresser un mur au motif grillagé qui symbolise une frontière transparente à la vue présentant en son centre une couronne de fleur (pour le souvenir, pour se souvenir). A sa cime, un néon agressif qui pourrait être le mensonge d'un avenir (encore) trompeur...
Il nous faut passer par le contraire de ce que l'on souhaite voir, telle un marée noire sur la place public pour dire, pour éviter de refaire les mêmes erreurs.
Alors, comme sorti de la boue se dresse un tapis aux dimensions imposantes (4mx3m), une stèle avec une enseigne lumineuse...Notre geste est quasi celui du retrait, celui de dé-faire le travail à l'image de Pénélope qui dénoue sa tapisserie, en attendant le retour inespéré de son mari. Ainsi, nous espérons montrer le silence d'un espoir qui passerait entre les fils.

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